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Medientext zur Botschaft der Schweizer Bischöfe zum 1. August 2014

Ein halbes Jahr nach der „Masseneinwanderungsinitiative“ und wenige Monate vor der Abstimmung über die «Ecopop-Initiative» regt der emeritierte Tessiner Bischof Pier Giacomo Grampa  im Namen der Schweizer Bischöfe dazu an, am 1. August neu über die «Identität» der Schweiz nachzudenken, über unser Verhältnis zu «Ausländern» und die Gestaltung des Zusammenlebens in unserem Land. Und der Bischof warnt vor den „unsichtbaren Ausländern“, vor denen wir uns wirklich fürchten müssen.

Bischof Grampa erinnert an die „Identität des Schweizer Volkes“, welche immer aus unterschiedlichen Sprachen, Konfessionen, Kulturen und Traditionen gebildet war. In der ‚Willensnation Schweiz‘ fanden liberale, sozialistische, reformierte, katholische, urbane und ländliche Kulturen zusammen. Christliche Werte sind dabei tief im Schweizer Volk verwurzelt. Grampa mahnt, diese christlichen Werte immer wieder zu aktualisieren: „Es genügt nicht, sich ihrer zu erinnern und sie im Munde zu führen. Es bedarf auch der Interpretation, des Klarwerdens über ihre Bedeutung für heute, vor allem auch der praktischen Umsetzung.“

Dies sei vor allem notwendig, um die Vereinnahmung angeblicher christlicher Werte durch fremdenfeindliche Kräfte zu bekämpfen: „Gegenwärtig werden die christlichen Werte häufig von Leuten verkündet, die sie als Werkzeug gegen einen potentiellen Feind instrumentalisieren wollen: gegen den Anderen, gegen den Fremden, gegen Muslime. Wir dürfen uns als Kirchen nicht darauf beschränken, diese Werte nur zu wiederholen, ohne sie für die Gegenwart auszulegen. Sonst werden wir eine Menge guter Christen haben, die überzeugt davon sind, dass das Christentum am besten durch die Begrenzung der Zuwanderung von Ausländern verteidigt wird, dass man deren Rechte einschränkt und Mauern und Schranken errichtet.“

Nach der Annahme der „Masseneinwanderungsinitiative“ tut ein Nachdenken über unser Verhältnis zu Ausländern Not. Wobei Grampa davor warnt, alle Befürworter als fremdenfeindlich abzustempeln. Das Unbehagen vieler Menschen habe auch soziale Ursachen: „Das geht so weit, dass unsere Arbeiter ihren Job verlieren und durch ausländische Billiglohnkräfte ersetzt werden. Dieser Schande muss man die Stirn bieten und sie bekämpfen, indem man einen Mindestlohn für die unterschiedlichen Wirtschaftssektoren festlegt. Auch wenn die letzte Volksinitiative für einen Mindestlohn deutlich abgelehnt wurde, so bleibt das Problem doch aktuell.“

Doch Grampa warnt auch vor Naivität in der Ausländerfrage. Reale Ängste der Menschen müssten ernst genommen werden, denn „die Angst zu verleugnen bedeutet, die Wirklichkeit zu verleugnen“. Die nachhaltigste Form zur Überwindung dieser Ängste ist für den Bischof die Begegnung: „Die Regel, dass man jemandem in die Augen schauen muss, wenn man ein Almosen gibt, gilt auch für die Begegnung mit einem Menschen, den man nicht kennt. Es öffnet sich eine andere Perspektive.“

Tatsächlich gibt es für Grampa auch ‚Fremde‘, vor denen wir wirklich Angst haben müssen: „Es sind ‚unsichtbare‘ Fremde‘, ohne Gesicht. Eine Begegnung mit ihnen ist unmöglich, doch bestimmen sie die Bedingungen für unser Leben und sind für das Zusammenleben eine wirkliche Gefahr. Das sind die internationalen Finanzgesellschaften, die ganze Wirtschaftssysteme zusammenbrechen lassen, nur durch das Verschieben von Vermögen, ohne Werte zu schaffen. Das sind auch verbrecherische Clans, die zur Geldwäsche Unternehmen und Gewerbebetriebe unter ihre Kontrolle bringen und den Gewinn ihrer Massagesalons und Bordelle über den Finanzmarkt verschieben.“ Dieser ‚Fremde‘ verursache zwar keine Staus auf der Autobahn und breche nicht in Häuser ein. „Aber er nimmt uns hinterhältig in seine Fänge, indem er uns das Gewissen und die Kultur stiehlt.“

In Erinnerung daran, was unsere Identität und unsere Kultur ausmacht, wünschen die Schweizer Bischöfe allen Einwohnerinnen und Einwohnern der Schweiz einen frohen und hoffnungsvollen 1. August.

Bischof Pier Giacomo Grampa

http://www.bischoefe.ch/dokumente/dossiers/botschaft-der-schweizer-bischoefe-zum-1.-august-2014

Texte pour les médias du message des évêques suisses pour le 1er août 2014

Une demi-année après l'initiative "contre l'immigration de masse" et quelques mois avant l'autre initiative "Ecopop", l'évêque émérite de Lugano, Pier Giacomo Grampa, nous invite à réfléchir, au nom des évêques de Suisse, sur ce qui fait l'"identité" de notre pays, sur notre rapport à l'"étranger" et comment nous nous y prenons avec le vivre ensemble. Et nous met en garde face aux "étrangers invisibles", ceux qu'il faut véritablement craindre.

Mgr Grampa nous rappelle l'"identité du peuple suisse", composé depuis toujours de langues, confessions, cultures et traditions différentes. En Suisse, nation "par volonté" (Willensnation), se rencontrent les cultures libérale, socialiste, réformée, catholique, urbaine et agraire. Les valeurs chrétiennes continuent de rester ancrées dans le peuple suisse. Mgr Grampa invite à les réactualiser: "Il faut les interpréter, en assumer la signification profonde pour l'aujourd'hui, les concrétiser surtout."

Cela est d'autant plus nécessaire qu'il s'agit de s'opposer à la mainmise sur ces valeurs par des groupes hostiles aux étrangers: "A présent, ces valeurs sont fréquemment arborées et proclamées par ceux qui souhaitent les instrumentaliser contre un ennemi potentiel (l'autre, l'étranger, le musulman). En tant qu'Églises, nous ne devons pas nous borner à les répéter, sans véritablement les vivre au présent. Sinon nous risquons de provoquer un effet d’identification entre le croyant et celui qui instrumentalise ces valeurs pour “défendre nos traditions chrétiennes”, sans pour autant les comprendre et en relever le défi. Au final, nous aurons nombre de bons chrétiens convaincus que la meilleure façon de défendre le christianisme est de limiter l’accès aux étrangers, empêcher quelques-uns de leurs droits, ériger des murs et des barrières."

Après l'acceptation de l'initiative "contre l'immigration de masse", force est de repenser notre rapport aux étrangers. C'est pourquoi Mgr Grampa nous avertit de ne pas taxer de xénophobe tout partisan de l'initiative. Le malaise ressenti par bien des personnes répond aussi de la situation sociale: "L’on est arrivé au point que nos ouvriers perdent leur travail, étant remplacés par une main d’œuvre étrangère rétribuée de façon risible. Cette honte doit être affrontée et évincée, en fixant un salaire minimum pour les diverses branches professionnelles. Malgré le refus net du salaire minimum lors de la dernière votation, le problème demeure aigu."

Pour Mgr Grampa, il importe de ne pas aborder la question naïvement. Il faut véritablement prendre au sérieux les craintes exprimées par une partie de la population, car "nier la peur revient à nier la réalité." Aux yeux de l'évêque, la manière la plus appropriée pour s'affranchir de cette peur est de faire un pas vers l'autre: "La règle selon laquelle il faut 'regarder dans les yeux quand on fait l’aumône' vaut aussi pour aller à la rencontre d'une personne qu’on ne connaît pas. Dans notre cas, l’étranger. Si la volonté de connaître l’autre prime sur d'autres considérations, une perspective nouvelle s'ouvre devant nous."

Ceci dit, il existe pour Mgr Grampa des 'étrangers' qu'il faut craindre: "Ce sont les étrangers 'invisibles', sans visage. Il est impossible de les rencontrer, et cependant ils conditionnent notre vie et menacent réellement notre coexistence. Ce sont des sociétés internationales de la finance qui court-circuitent des pans entiers du système économique par le seul transfert de richesses, sans pour autant en créer. Ce sont des organisations criminelles, qui recyclent de l'argent et mettent ainsi sous leur contrôle des entreprises et des commerces; qui transfèrent les gains issus de leurs salons de massage moyennant le marché financier." Il est vrai que ce type d'étranger ne forme pas de queue sur l’autoroute ni ne vole dans nos maisons: "mais il nous subjugue de façon plus pénétrante et sournoise, en nous dérobant la conscience et la culture."

En proposant ce qui fait le propre de notre identité et de notre culture, les évêques suisses souhaitent un heureux Premier août à tous les concitoyens et concitoyennes en Suisse.

Mgr Pier Giacomo Grampa

http://www.eveques.ch/content/view/full/11059

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